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Nous pouvons répondre que nous sommes deux :
Un qui marche, conte et ne demande rien, Un qui est là à Charleville dans une activité plus traditionnelle.Nous formons autour de nos pratiques respectives et communes…l’essence du Tétras Lyre.Mais ce n’est qu’une réponse partielle. Nous sommes entourés d’un groupe de collaborateurs (nous n’avons plus embauché de « cachtonneur » depuis très longtemps), artistes, membres du CA, sympathisants, plus ou moins réguliers…qui, bien sûr apportent tous leur pierre à l’édifice.Le Tétras lyre est fait de tous ces gens…. plus ou moins présents…indépendants.
Nous ne pouvons répondre que : « ça dépend… »…impossible d’être plus précis !Pareil pour les questions « quand et comment ? »
La nature est une valeur fondamentale du champ d’idées que nous cultivons. Nous pensons que dans ses fonctionnements, la nature est le modèle principal que l’humanité devrait suivre. Notamment en matière d’économie.Les plus formidables « économistes » de la planète sont dans la nature : Il suffit d’observer le fonctionnement énergétique de n’importe quel écosystème complexe et équilibré, pour prendre, bien plus qu’un cours d’écologie : Un magistral cours d’économie ! (On comprend alors à quel point les économistes du libéralisme occidental sont, quant à eux, dans les choux…c’est aussi la nature)La nature est économe en énergie. Nous le sommes devenu cette année : Plus de perte d’énergie dans la recherche plus ou moins vaine d’argent pour réaliser nos projets, nos idées de grandeur. Petit budget, petit projet : voilà le fonctionnement qui nous convient.La nature ne gaspille rien et sait se montrer opportuniste. Nous faisons comme elle : si un budget conséquent se présente sans que nous l’aillions cherché (Mais si, ça arrive !), nous en tirerons parti mais dans le cadre de notre identité. Soit en montant plusieurs spectacles légers, soit en en montant un seul mais en assurant beaucoup de représentations à moindre coût. Le passé nous a amplement montré que les gros projets, si ils ne baignent pas dans le terreau sur vitaminé des grosses institutions culturelles, sont très fragiles. Ils sont voués à ne mort rapide ou au mieux condamnés à végéter ( ce qui à terme revient au même)Notre terreau à nous n’est fait que du composte que nous sommes capables de produire. Un terreau pauvre sans doute, mais extrêmement sain, sans aditifs, malheureusement, il n’est pas encore très constant. Cette année, et ce sera sans doute encore le cas l’année prochaine, nous pansons les plaies d’un sol appauvrit par notre dernière tentative de culture subsidiée, intensive et extensive : « l’acrospire volant » (qui végète). La métaphore ne concerne pas que l’aspect financier des choses, elle concerne la dynamique générale de la compagnie. Mais nous pouvons prévoir que notre terreau va s’enrichir jusqu'à atteindre un point d’équilibre que nous nous garderons bien de dépasser.
Tranquille, écologique, économique, la culture continue.